LES FONDEMENTS DE LA DEMARCHE

 

 


 

 


Les fondements de la démarche utilisée reposent sur les réponses pertinentes apportées par les chercheurs qui se sont penchés sur la dimension humaine. Sont présentés, ici, les chercheurs les plus marquants dans le modèle que nous déployons.


RogerWolcott SPERRY

Paul Donald MacLean

William E. "Ned" HERRMANN

Eric BERNE

D'Autres

Roger Wolcott SPERRY



Neurobiologiste américain (1913-1994), il obtient le prix Lasker en 1979 et le prix Nobel en 1981 pour ses travaux sur le cerveau. Il a étudié, en particulier, les fonctions spécifiques des deux hémisphères. De ses travaux sont tirées les appellations de Cerveau Gauche et Cerveau Droit.

 


Le cerveau gauche :

Chez 90 % des humains, l’hémisphère gauche est plus développé ; c’est pourquoi il est appelé hémisphère dominant. Il traduit les perceptions en représentations logiques, sémantiques et phonétiques. Il met en mots les ressentis et privilégie la communication verbale : il parle. L’hémisphère gauche est fondamentalement logique et analytique. Il est compétent sur les domaines du langage, de la pensée, de la parole, de la lecture, de l’écriture, de l’arithmétique, … il est capable d’analyses très poussées, très abstraites sans références au concret. Il met en œuvre des stratégies déductives et logiques en association avec des concepts qu’il connait déjà. Il utilise la mémoire déclarative qui est très rapide, mais aussi très volatile. Une des données essentielles de son fonctionnement est qu’il procède par séquences ordonnées, par itérations.
C’est l’émergence de la domination et de la puissance d’abstraction de l’hémisphère gauche qui sont à l’origine de la naissance de notre civilisation par le choix d’expliquer le monde et de le maîtriser avec le regard de la raison. La science moderne a pu voir le jour grâce aux performances logiques et analytiques de l’hémisphère gauche et sa capacité à communiquer par le langage.


Le cerveau droit :


L’hémisphère droit est spécialisé dans la perception holistique des relations, des modèles, des configurations et des structures complexes. Il considère toujours les choses d’un point de vu général, global. Il a peut le souci du détail, mais son appréhension de la totalité est instantanée. La faculté, qu’il a, de percevoir la totalité à partir d’un fragment lui donne la capacité de mettre de l’ordre dans la complexité chaotique du monde. Il va ainsi participer à la construction de classes logiques et intervenir, de façon importante, dans la formation des concepts. La gestion de la complexité, la compréhension globale des choses, l’expression condensée lui sont des caractéristiques propres. L’hémisphère droit crée en permanence, un discourt cohérent pour justifier le comportement de l’individu, le rassurer dans son identité et lui donner le sentiment que son existence s’inscrit dans une continuité sans faille. Il va très largement enrichir la relation interpersonnelle par une lecture très approfondie du non-dit, une traduction instantanée du langage corporel, émotionnel de l’interlocuteur. Le plus haut degré d’identité de l’hémisphère droit semble être l’appartenance au groupe.

 

 



Paul Donald MacLean


Médecin et neurobiologiste américain (1913-2007), il est l’auteur de la théorie dite du cerveau triunique selon laquelle l’évolution du cerveau, dans le règne animal, se retrouve dans la structure du système nerveux central humain avec un étage « reptilien », un étage « limbique » et un étage « néocortex ».

 




Le cerveau « reptilien »

Le plus ancien, il est semblable à celui des reptiles. Il assure les fonctions vitales de l’organisme en contrôlant, la fréquence cardiaque, la respiration, la température corporelle, l’équilibre, etc. Il comprend le tronc cérébral et le cervelet, essentiellement ce qui forme le cerveau d’un reptile. Il est fiable mais a tendance à être plutôt rigide et compulsif. C’est lui qui se charge de la survie de l’organisme en générant les actions de respirer, boire, manger, dormir, assurer la défense du territoire et la survie de l’espèce. Il possède l’instinct d’imitation et privilégie l’odorat sur les autres sens. En résumé, il nous donne le sentiment du présent.


Le cerveau «
limbique »,

Il est apparu avec les premiers mammifères, capable de mémoriser les comportements agréables ou désagréables, et par conséquent responsable chez l’humain de ce que nous appelons les émotions. Il comprend principalement l’hippocampe, l’amygdale et l’hypothalamus. C’est le siège de nos jugements de valeur, souvent inconscients, qui exercent une grande influence sur notre comportement. Il catalogue ce qui est vécu comme  gratifiant (agréable) ou non gratifiant (désagréable). Ce qui est agréable est enregistré (mémorisé) comme à recommencer ou à rechercher. Ce qui est désagréable est enregistré comme à éviter ou à fuir. Il compare tout avec du vécu et lui donne la coloration  agréable ou désagréable. Le cerveau limbique permet l’affectivité : il nous permet de nous occuper de nos enfants,  d’avoir le sens de la famille et celui du clan.  Il privilégie l’audition sur les autres sens.


Le « néocortex »

Il prend de l’importance chez les primates et culmine chez l’humain avec nos deux gros hémisphères cérébraux qui prennent une importance démesurée. C’est grâce à eux que se développera le langage, la pensée abstraite, l’imagination, la conscience. Le néocortex est souple et a des capacités d’apprentissage quasi infinies. C’est aussi grâce au néocortex que peut se constituer la culture. Il permet de fabriquer les idées et de les garder. Cela lui permet d’anticiper et de prendre des décisions. Il privilégie la vision sur les autres sens. Le néocortex donne le sentiment du futur. Il est dépourvu d’émotion tout simplement par ce qu’il ne sait pas ce que c’est. Pourtant une partie du néocortex, les lobes frontaux (ou cortex préfrontal) permettent à l’Homme de penser à l’autre, d’être altruiste, de se sentir responsable des autres. C’est le néocortex et les lobes frontaux qui font que l’être humain est différent de tous les autres animaux.

 

 



William E. « Ned » HERRMANN

 


Responsable de la Formation (
1922 - 1999), il est connu pour sa recherche sur les méthodes créatrices de pensée fondées sur la théorisation du fonctionnement cérébral humain. En 1992, il obtient la récompense du développement de ressources humaines d'ASTD et en 1993, il est élu président de l'association américaine de créativité. Il est l’auteur de la méthode Hermann® dans les années 75.

L’approche Psycho-comportementale de l’individu par la méthode Herrmann® repose sur la théorie démontrée par les neurosciences ( Etudes de Roger Sperry, Paul MacLean et Henri Laborit : deux hémisphères, trois couches cérébrales), selon laquelle chaque individu possède un profil cérébral qui lui est propre et qu’il développe et renforce tout au long de sa vie. En fonction de son milieu socioculturel, familial, scolaire, professionnel, des expériences et des rencontres successives, chaque personne active et sollicite de façon plus ou moins intense telle ou telle partie de son cerveau.

Ainsi l’individu développe des préférences cérébrales plus ou moins importantes sur :

  • le cerveau droit  (intuitif et global)
  • le cerveau gauche (logique et analytique),
  • le cerveau limbique (émotionnel et affectif)
  • le cerveau cortical (réfléchi, conceptuel et spéculatif).

Chaque personne possède donc une carte mentale unique qui lui fait percevoir le monde, et à fortiori les différentes tâches professionnelles, à travers le prisme de ses préférences cérébrales. Il est donc très évident que certaines personnes seront plus efficaces et plus performantes dans certains postes que dans d’autres qui leur demanderont plus d’efforts, plus d’énergie pour un résultat moins satisfaisant.

Le profil de préférences cérébrales Herrmann est réalisé à partir d’un questionnaire qui permet de quantifier le degré par un individu de chacun des quatre quadrants du cerveau :

  • cortical gauche (résolution de problèmes, mathématiques, technique, analyse, logique)
  • limbique gauche (contrôle, planification, organisation, administration, attachement aux valeurs traditionnelles)
  • limbique droit (verbal, musicien, spiritualiste, émotionnel, doué pour les contacts  humains)
  • cortical droit (synthétique, conceptuel, artistique, imaginatif, créatif, global).

 

Eric BERNE

 


Psychiatre américain (1910 – 1970), il étudie les phénomènes interpsychiques à travers les échanges relationnels. Il en découle une théorie, dont il est le fondateur, l’Analyse Transactionnel (A.T.).


L’analyse transactionnelle entend fournir une meilleure connaissance de soi et des autres, en prenant conscience de « ce qui se joue ici et maintenant » dans les relations personnelles et professionnelles, entre deux personnes et dans les groupes. L’analyse transactionnelle propose des grilles de lecture pour la compréhension des problèmes relationnels, et des modalités d’intervention pour résoudre ces problèmes. Et cela au travers d’Etat du Moi.

Un état du Moi est « un système de sentiments accompagné par un système lié de types de comportement», ou encore « un ensemble cohérent de pensées et de sentiments directement associé à un ensemble correspondant de comportements». L’analyse transactionnelle identifie sept états du Moi qui sont :

  • L’Adulte ;
  • Le Parent Normatif ;
  • L’Enfant Adapté Soumis ;
  • L’Enfant Adapté Rebel;
  • Le Parent Nourricier ;
  • L’Enfant libre ;
  • Le Petit Professeur.

 

 

D’autres chercheur encore, tel Kurt LEWIN, ont permis des avancées dans la découverte de la dimension humaine.

 



EVOLUTION DE LA FINESSE DE LECTURE APPORTEE PAR SES CHERCHEURS

Ils nous proposent une possibilité de lecture et d’analyse de la plus large à la plus fine.


 

Roger Sperry nous propose une lecture hémisphère gauche, hémisphère droit, soit deux lecture du cerveau ;

 

Paul MacLean nous propose une lecture Cerveau reptilien, Cerveau limbique, Cerveau Cortex, soit trois lecture du cerveau ;

 

Ed Herrmann nous propose une lecture Cortical gauche, Cortical droit, Limbique Gauche, Limbique droit, soit quatre lecture du cerveau ;

 

Eric Berne nous propose une lecture Adulte, Parent normatif, Parent nourricier, Enfant libre, Enfant adapté soumis, Enfant adapté rebel et le Petit professeur, soit sept lecture du cerveau.

 

 


A cette finesse de lecture, nous y associons d’autres approches telles que les notions de :

 

  • Structuration du temps ;
  • Position de vie ;
  • Méta-programme ;
  • Niveaux logiques ;

 

Toutes ces connaissances de la dimension humaine ont pour unique utilité d’élaborer des hypothèses que seul un entretien avec la personne peut valider ou invalider.

Cette approche est un des fondements des spécificités de I A N  Consultant.